AFTERGLOW

 

Le point de départ de l’installation est la ré-interprétation du Diorama, un dispositif inventé par Louis Daguerre en 1803 permettant de mettre en scène un décor par des jeux de lumière.

 

Afterglow est basée sur une série de portraits vidéos réalisés avec des membres de la communauté Korebaju. Chaque participant est immobile et silencieux durant plusieurs minutes alors que la vie de la forêt suit son cours : on peut parfois percevoir ou entendre un insecte qui passe, le chant d’un oiseau ou la voix d’un enfant. 

Pour l’installation dans le manège, Cuspoca a d’abord créée un espace rituel en utilisant des éléments récupérés sur place: le sable, les piquets et les cordes sont organisés dans un équilibre précaire afin d'évoquer la simplicité de la vie dans la forêt amazonienne et un verre en acrylique transparent est suspendu au centre de la pièce apparaissant comme un totem. Cuspoca projette ensuite les vidéos à travers le verre qui reflète les images sur le mur puis il verse du latex liquide sur le verre, qui par ce geste fait apparaitre les portraits des Korebaju au centre de l’espace. 

Le latex fait référence à La Fièvre du Caoutchouc, une période importante d'exploitation du caoutchouc dans la forêt amazonienne qui a causé des massacres, la mort de milliers de personnes et des déplacements forcés d'humains, y compris les ancêtres des Korebaju.

A travers Afterglow, César Cuspoca propose une métaphore de la résistance des Korebaju face aux situations qui affectent leur existence et cherche à questionner les visiteurs sur la vie des amérindiens.